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Presse et témoignages Version imprimable Suggérer par mail
26-06-2007


« Le Monde des Livres » du 13/04/2007

C’est le livre d’un père, obstinément mutique, qui a su devenir plus grand que ses blessures. « Je voudrais savoir d’où je viens » lui a lancé sa fille, une beurette qui, comme ses deux frères, a grandi et vécu en France. Car longtemps, Bachir Hadjadj a gardé le silence. Pendant plus de trente ans, ce vaincu de l’histoire officielle – celle des manuels scolaires et des discours présidentiels – a repoussé le moment « de parler de ces choses qui brûlent », que tant de pères algériens ont voulu, comme lui, maintenir enfouies. Son livre est celui d’une transmission, d’une délivrance, d’une mémoire personnelle qui s’ouvre enfin : l’album familial, terrible et splendide, d’un honnête homme qui se souvient. …. Tout est dit – ou presque -, de la nuit coloniale. Du code de l’indigénat et de la confiscation des terres. Du système de ségrégation et de la « vigilante censure des deux mondes », séparant colons et colonisés….des atrocités de la guerre d’indépendance… Mais tout est dit, aussi, des archaïsmes de la société algérienne. Tout est dit, aussi - ou presque – de la guerre du coté du FLN. Mais il évoque, de manière précise, certaines dérives de l’ALN, avec son lot de purges et ses exécutions sommaires…. Le « terrible fiasco » des dix premières années de l’indépendance est décrit avec force détails. « Aux yeux du pouvoir algérien, et ce depuis l’indépendance, toute opposition ne pouvait qu’être illégale ou clandestine : je n’en voulais pas », conclut Hadjadj.

Catherine Simon



France Culture 12/05/2007 Carnet Nomade

"La mémoire se bâtit sur la blessure, sur le disjoint, sur l'hétérogène" disait Jacques Derrida. Entre l'Algérie et la France, la blessure n'est pas encore refermée, les mémoires commencent à peine à parler.
Dans ce carnet, avec Bachir Hadjadj, qui a suivi l'histoire d'une famille algérienne sur cent ans, nous suivrons en même temps l'histoire politique et intime de l'Algérie. C'est au cœur de cette famille que se tient toute la complexité qui se tisse entre les deux pays.



« Miroir brisé d’une histoire commune » - "Libération" du 20/12/2008 [Voir copie de l'article]

Ces livres racontent la même histoire, les cent trente années de la présence française en Algérie. Mais avec deux points de vue diamétralement opposés, comme s’ils se regardaient à travers un écran sur lequel cette histoire commune serait projetée. D’un côté, la saga, réelle, d’une famille musulmane, racontée par son dernier rejeton. De l’autre, les mémoires - fictives, mais ô combien convaincantes ! - de cinq personnages de colons : le père, la mère et les trois enfants, auquel s’ajoute, dans un contrepoint génialement imaginé, le récit de Fatima, la bonne-esclave de la famille. Le récit autobiographique de Bachir Hadjadj constitue un document de toute première importance. Autant la littérature pied-noir nous a largement abreuvés de récits souvent lénifiants sur l’œuvre française en Algérie (les ponts, les routes, les écoles, les hôpitaux, les marais asséchés, la «merveilleuse entente» entre Musulmans et Européens…), autant le nombre de témoignages, de l’intérieur, sur la vie des peuples et communautés d’Algérie (Kabyles, Arabes, Chaouias, Mozabites, Touaregs…) face à la colonisation française se comptent sur les doigts de la main. «Ce livre-là, nous étions nombreux à rêver qu’on l’écrive», souligne Jean Lacouture dans sa préface. L’auteur, ingénieur à la retraite, dont c’est le premier livre, est remonté à son arrière-arrière grand-père, Séghir, né vers 1820 au sein des Ouled Mahdi, une tribu installée dans le Sud-Constantinois. Appuyée sur de sérieuses recherches archivistiques, la vie de cette famille, racontée avec un admirable talent de conteur, nous offre un point de vue extrêmement précieux sur la conquête française et son «œuvre civilisatrice» : massacres des populations, exécution sommaire de tout Arabe «pris les armes à la main», puis spoliation des terres de la tribu au profit des colons. S’installe alors un système basé sur la discrimination juridique (Code de l’indigénat) et politique (une voix d’Européen compte autant que dix voix de Musulmans), qui ne disparaîtra qu’avec la guerre et l’indépendance. Misère. Au fil d’un récit marqué par une très forte sincérité de ton, la Grande Histoire n’apparaît qu’en arrière-plan des joies et des peines de cette famille arabe, obligée de vivre, comme des millions d’autres, étrangère sur sa propre terre. On y découvre aussi une description terrible de la polygamie, de la violence faite aux femmes et de la misère sexuelle dans laquelle toute la jeunesse musulmane est enfermée depuis des décennies. La seconde partie du livre, centrée sur l’auteur lui-même (né en 1937, il a vécu d’une façon particulièrement intéressante la guerre de libération), offre un regard très critique sur les dirigeants de l’Algérie indépendante, voleurs des rêves de liberté du peuple algérien. Le roman de Mathieu Belezi, quant à lui, fascine d’abord par la forme, celle d’un récit polyphonique à six voix, par lesquelles chaque personnage se souvient de sa vie à Montaigne, le vaste domaine agricole de la famille Saint-André, situé entre Alger et Oran. Subterfuge subtil par lequel l’auteur disparaît, permettant à chacun d’exprimer sans retenue l’étendue de ses souffrances (et Dieu sait combien les expatriés d’Algérie sont intarissables sur leur paradis perdu !), mais aussi de leur mépris et de leur haine des «ratons». Grâce au monologue intérieur, tous les tabous tombent et le vrai visage des colons apparaît, celui qu’on ne voit jamais, raciste à en crever. Au-delà d’un style admirablement maîtrisé, on s’interroge sur la capacité de Belezi à pénétrer avec une telle finesse l’âme de ses personnages. L’auteur serait-il un fils de pied-noir qui chercherait à régler ses comptes avec une famille haïe ? Pas du tout. Mathieu Belezi n’a aucun rapport avec l’Algérie, où il n’a jamais mis les pieds. Auteur nomade et cultivé, il a pris conscience de l’extrême timidité de la création culturelle hexagonale à se confronter avec le passé meurtrier de la France. Inspiré par l’audace des écrivains américains vis-à-vis de la guerre du Vietnam, Belezi tente simplement de rattraper le retard. Oppression. Ces deux ouvrages ont encore ceci en commun : bien qu’ils constituent une charge terrible portée contre la colonisation et son racisme consubstantiel, chacun laisse apparaître la complexité des situations individuelles. Complexité des colonisés, chez Bachir Hadjadj, dont le livre montre très finement comment un grand nombre de «Français musulmans» ont été mécaniquement entraînés à participer à l’appareil d’oppression colonial, civil ou militaire - ce que refuse toujours d’admettre l’histoire officielle algérienne, notamment en ce qui concerne les harkis. Complexité des Européens, chez Mathieu Belezi, qui arrive à nous faire comprendre comment de nombreux pieds-noirs peuvent nous apparaître aujourd’hui, à la fois très attachants et complètement aveugles sur la réalité fondamentalement inique du système colonial.

Pierre Daum



L’Humanité du 16/05/2007

Et c’est dans cette rencontre entre l’histoire familiale et individuelle et les évènements historiques que se déploie toute la force des récits et des analyses de ce livre…. Il écrit des pages dures sur la subordination des femmes, l’oppression des traditions ancestrales, la polygamie de son père, son autoritarisme et sa violence. Il décrit les conditions de vie matérielle difficiles. Mais il raconte aussi que son père « avait littéralement sacralisé le travail et la réussite scolaires de ses enfants « à en avoir la larme à l’œil d’émotion ». Bachir dit avoir la chance de bénéficier de deux langues, de deux sociétés, de deux cultures et d’avoir été heureux dans sa famille en dépit des privations et de la complexité des relations avec le père.

Janine Reichstadt



Témoignage Chrétien du 18/10/2007

Il est exceptionnel de lire l’épopée d’une grande famille algérienne, bien avant l’arrivée du colonisateur français. Bachir Hadjadj, descendant des Mérachda, nous plonge ainsi dans deux cent ans d’histoire populaire qui démarre sous les auspices ottomans. On suit les démêlés politiques, sentimentaux, professionnels de cette tribu de montagnards installée plus tard à Sétif. L’auteur s’est engagé dans l’ALN, avant ses distances avec un régime « voleurs de rêves » et de s’exiler en France.



Midi Libre - 09/04/2007. Lignée algérienne

Décrire l’histoire d’un pays à travers les générations successives d’une même lignée, tel est le défi que s’est lancé Bachir Hadjadj. L’occasion de découvrir par la vie quotidienne des hommes et des femmes ce que furent les trois grandes étapes des terres formant aujourd’hui l’Algérie… L’Algérie dévoile une part de son inconscient ...



Politis du 31/05/2007

A travers l’histoire des siens sur six générations, Bachir Hadjadj dépeint la société algérienne de la domination turque, au XIX° siècle, à la guerre d’indépendance, qui la libère de la colonisation française. …Le récit imagé de l’auteur prend alors la couleur d’un véritable conte oriental, décrivant un style de vie immuable réglée par les commandements de l’Islam et quelques croyances superstitieuses... Admirateur de la langue et de la culture française, son récit sensible interroge pourtant de façon aiguë ce passé sombre de la France qui, pendant cent trente ans, fit des Algériens « des sous-hommes ». Ce beau livre porte aussi l’espoir de le dépasser.

Olivier Doubre



Le soir d’Algérie du 05/07/2007

« Les voleurs de rêves », la force de la vérité. En déroulant cette saga familiale, Bachir Hadjadj a répondu, en fait, à sa fille, jeune beurette, qui l’a interrogé sur sa lignée. Pour raconter sa vie, il a du remonter à celle de ses ancêtres, décrire leur vie quotidienne, leurs sentiments, leurs rêves….… Il ne fait pas bien sûr pas l’impasse sur les siens. Mieux, Bachir Hadjadj se livre dans ce récit sans rien taire de ses contradictions, ni des petites lâchetés que la tendance naturelle de l’homme qui raconte sa vie est de maquiller…. Cette autobiographie, qui est celle de l’Algérie des humbles, est puissante par sa sincérité, sa sensibilité et sa simplicité. Elle nous invite à suivre le destin d’un homme qui est chacun de nous, pris dans les contradictions d’une histoire collective que les puissants racontent en dépossédant les individus du rôle déterminant qu’ils y ont joué. Un livre qu’il est agréable et salutaire de lire.



La Tribune 13/05/2007

L'Algérie à coeur ouvert. On lira ainsi le superbe témoignage de Bachir Hadjadj, "les voleurs de rêves", dans lequel il retrace 150 ans de la vie de sa famille, originaire elle aussi de la région de Sétif. Toute la période coloniale est ainsi racontée au rythme d'une chronique familiale transmise de père en fils : la guerre d'occupation, la confiscation des terres doublée rapidement d'une ségrégation qui ne dit pas son nom. L'auteur évoque ensuite sa propre enfance, dans une famille écartelée entre la tradition musulmane et la modernité occidentale, l'extrême violence de la guerre d'indépendance et les années de désillusion de l'Algérie contemporaine, puis l'exil en France.



Radio Orient. 01/06/2007

Bachir Hadjadj, invité pour son livre "Les Voleurs de rêves - 150 d'histoire d'une famille algérienne", aux éditions Albin Michel.
L'auteur, né en 1937, évoque ses deux grand-père, morts avant l'indépendance de l'Algérie et son père, Brahim, polygame, combattant de la première guerre mondiale, premier citadin de la famille, qui poussa ses enfants à étudier à l'école des Roumis. Ecrit dans une langue accessible, ce livre, jamais ennuyeux, sincère comme le fait remarquer Jean Lacouture dans sa préface, permet aussi à Bachir Hadjadj de raconter sa guerre d'indépendance. Il s'est engagé tardivement dans l'ALN après bien des péripéties, avant de s'établir définitivement en France. Un livre écrit pour expliquer à sa fille, née d'une mère française, d'où elle vient.



Belgique. Radio Nostalgie. 16-06-2007

Un siècle et demi, cent cinquante ans sont ainsi passés au crible au fil des pages. Entre le témoignage, le document et l’autobiographie, un livre à lire d’urgence !

Caroline Martin



La libre Belgique. 01/06/2007

Cette prière d’une jeune femme devenue « française jusqu’au bout des ongles » mais qui avait « l’impression de manquer d’une dimension » a donné naissance à un livre pas comme les autres au titre évident « Les voleurs de rêves ». Non pas œuvre d’historien mais témoignage d’un homme qui a retrouvé cent cinquante années de la vie d’une famille, la sienne, remontant jusqu’à l’occupation turque, ce premier vol de l’Algérie. Une Algérie « à livre ouvert », écrit Jean Lacouture.

Robert Verdussen



Le Dauphiné 08/08/2007

Le coup de cœur documentaire d’une bibliothécaire. Après des années de mutisme, Bachir Hadjadj se décide à prendre sa place dans la lignée des conteurs de la tribu…… Ce témoignage émouvant qui se lit comme un roman est celui d’un peuple à qui on a volé ses rêves ».



Force ouvrière hebdomadaire N°2808 du 06/06/2007

Cette saga familiale est poignante de vérité, elle n’emprunte rien à la fiction et, en même temps, elle ne prétend pas délivre de message qui s’alignerait sur telle ou telle vision de l’histoire de l’Afrique du Nord. C’est simplement mais magnifiquement ressenti, la chronique d’un peuple à qui on a volé ses utopies : ayant très vite participé à la guerre, d’abord au titre de « français de souche nord-africaine », avant, en 1961, de rejoindre les rangs de l’ALN, Hadjadj parle juste. ….. Désormais, le cap est franchi, il a trouvé les mots pour le dire et cela nous vaut un texte mesuré, à la prose parfois presque classique, digne et émouvante, témoignant d’une double culture parfaitement assumée.



Biblioteca Magazine N°119 – Avril 2007

Entre témoignage, document et autobiographie, ce récit revisite toute l’histoire de l’Algérie : des ancêtres de l’auteur, pasteurs semi-nomades de la tribu des Ouled-Madhi, bien avant la colonisation française, à son exil en France en 1972. Au travers du quotidien de la famille Hadjadj sur plusieurs générations, l’auteur retrace l’évolution de la société algérienne : pauvreté, analphabétisme, humiliation et arbitraire vécus avec fatalité. Sans chercher à gommer la domination patriarcale arabe, la détresse des femmes soumises à l’époux tout-puissant, ni la colonisation française, ses injustices, son racisme. Jusqu’à la guerre d’indépendance vue par la population prise en otage entre FLN et armée française puis aux jours amers de l’après-révolution.



« Vers l’Avenir » - Belgique

Une histoire algérienne. De la conquête de l’Algérie par la France en 1830 à l’indépendance du pays, il s’est passé quelque cent trente années que retrace Bachir Hadjadj dans un livre magnifique.

Michel PAQUOT



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Dernière mise à jour : ( 16-02-2009 )
 
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